Le Port Autonome de Douala (PAD), représenté par son Directeur Général M. Cyrus Ngo’o, et la société de droits camerounais Leilak Estates Corporation SARL, représentée par son Directeur Général David Leilak ont signé le 1er août 2025 une convention de partenariat en vue de la construction à Douala d’un complexe hôtelier 5 étoiles baptisé « HOTEL MUAYÉ » (Lumière en langue Duala). La convention porte sur une durée de 28 ans (6 mois d’études + 30 mois de construction + 25 ans d’exploitation).
Le complexe hôtelier envisagé s’étendra sur une superficie de 11.000 m² et comprendra, entre autres, un immeuble futuriste de 21 étages. Le projet sera réalisé sur le modèle de partenariat public privé (PPP) de type BOT (Build-Operate-Transfer). Il permettra la création d’environ 650 emplois directs et indirects et générera des retombées économiques majeures. Le coût global des investissements est estimé à 244,3 millions d’euros (environ 160,3 milliards FCFA), financés intégralement par le promoteur, sans aval ni caution du PAD ou de l’Etat du Cameroun, avec un ticket d’entrée de 1,5 million d’euros (environ 985.000.000 de FCFA).
Le PAD percevra une redevance fixe annuelle de 24.000 FCFA par m², soit environ 264.000.000 FCFA. Cette redevance sera complétée par une redevance variable équivalente à 3% du chiffre d’affaires. Les revenus globaux du projet sur les 25 années d’exploitation sont d’environ 1645 milliards de F CFA.
Les revenus du PAD tourneront autour de 55,9 millions d’euros (soit 19,6% des revenus globaux). Les impôts et taxes globaux générés sont projetés à 86,7 millions d’euros (soit 30,4% des revenus globaux). Les revenus totaux de l’État du Cameroun (PAD + Impôts) seront de l’ordre de 142 millions d’euros (soit 50% des revenus globaux).
Ce projet figure dans le Schéma Directeur de Développement 2020-2050 du PAD et concrétise la mission d’aménageur conférée au PAD par le Décret présidentiel n°2019/034 du 24 janvier 2019 qui attribue la pleine maîtrise de son patrimoine foncier, hérité notamment de l’ex-Office National des Ports du Cameroun (ONPC), incluant biens publics et privés, infrastructures et équipements portuaires. En dotant le PAD de ces prérogatives, les textes confèrent les moyens de développer des projets à forte valeur ajoutée, y compris dans des secteurs non directement liés à l’activité maritime.


