{"id":9870,"date":"2026-02-10T20:01:28","date_gmt":"2026-02-10T20:01:28","guid":{"rendered":"http:\/\/192.168.15.136\/?p=9870"},"modified":"2026-07-06T08:24:34","modified_gmt":"2026-07-06T08:24:34","slug":"ceremonie-de-lancement-des-festivites-marquant-les-150-ans-du-port-de-douala-bonaberi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pad.cm\/fr\/ceremonie-de-lancement-des-festivites-marquant-les-150-ans-du-port-de-douala-bonaberi\/","title":{"rendered":"C\u00e9r\u00e9monie de lancement des festivit\u00e9s marquant les 150 ans du port de Douala &#8211; Bonaberi"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"9870\" class=\"elementor elementor-9870\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-7800652 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"7800652\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-578b2cb elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"578b2cb\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,<\/p><p>Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,<\/p><p>Monsieur le Gouverneur de la R\u00e9gion du Littoral,<\/p><p>Honorables Membres du Parlement,<\/p><p>Monsieur le Maire de la Ville de Douala,<\/p><p>Madame le Directeur G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Autorit\u00e9 Portuaire Nationale,<\/p><p>Monsieur le Pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Administration du Port Autonome de Douala,<\/p><p>Mesdames et Messieurs les Pr\u00e9sidents et Directeurs G\u00e9n\u00e9raux des Soci\u00e9t\u00e9s,<\/p><p>Monsieur le Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de Port Synth\u00e8se,<\/p><p>Mesdames et Messieurs les Membres de la Communaut\u00e9 Portuaire Nationale,<\/p><p>Mesdames et Messieurs les repr\u00e9sentants des diverses confessions religieuses,<\/p><p>Leurs Majest\u00e9s, les Chefs Traditionnels,<\/p><p>Distingu\u00e9es personnalit\u00e9s,<\/p><p>Mesdames et Messieurs,<\/p><p>C\u2019est avec une profonde \u00e9motion et une immense fiert\u00e9 que je prends la parole en ce jour m\u00e9morable, o\u00f9 s\u2019ouvrent solennellement les festivit\u00e9s du Cent Cinquantenaire du Port de Douala-Bonab\u00e9ri.<\/p><p>En cette circonstance solennelle, permettez-moi, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d\u2019exprimer la profonde gratitude du Port Autonome de Douala et de l\u2019ensemble de la communaut\u00e9 portuaire \u00e0 l\u2019endroit du Chef de l\u2019\u00c9tat, Son Excellence Monsieur Paul BIYA. En acceptant de placer ces festivit\u00e9s sous son Tr\u00e8s Haut Patronage et en vous d\u00e9l\u00e9guant personnellement pour pr\u00e9sider cette c\u00e9r\u00e9monie, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique nous fait l\u2019honneur d\u2019une marque de haute estime. Nous y voyons la reconnaissance d\u2019un acteur cl\u00e9 de la construction de l&rsquo;industrie portuaire nationale, v\u00e9ritable architecte de la modernisation et du d\u00e9veloppement du Port de Douala-Bonab\u00e9ri.<\/p><p>Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,<\/p><p>Mesdames et Messieurs<\/p><p>Cet anniversaire, initialement pr\u00e9vu pour l\u2019ann\u00e9e 2021, date marquant le cent cinquanti\u00e8me anniversaire du Port de Douala-Bonab\u00e9ri, ce grand rendez-vous de m\u00e9moire et d\u2019avenir n\u2019a pu se tenir comme envisag\u00e9. En effet, la grave crise pand\u00e9mique li\u00e9e au coronavirus avait alors boulevers\u00e9 les \u00e9quilibres mondiaux et impos\u00e9 une suspension des festivit\u00e9s. Mais loin d\u2019\u00e9teindre notre d\u00e9termination, cette \u00e9preuve n\u2019a fait que renforcer notre volont\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer, en 2025, avec plus d\u2019\u00e9clat et de profondeur, l\u2019histoire et les r\u00e9alisations de ce port qui demeure le poumon \u00e9conomique du Cameroun.<\/p><p>Loin d\u2019\u00eatre un simple jalon chronologique, cet anniversaire incarne la m\u00e9moire active d\u2019une aventure humaine, \u00e9difi\u00e9e par le courage, l\u2019intelligence et l\u2019abn\u00e9gation de g\u00e9n\u00e9rations d\u2019hommes et de femmes, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, qui ont fait du Port de Douala-Bonab\u00e9ri un patrimoine commun et une fiert\u00e9 nationale.<\/p><p>Mesdames et Messieurs<\/p><p>L\u2019histoire du Port de Douala-Bonab\u00e9ri constitue une fresque \u00e9loquente des interactions successives entre puissances coloniales et aspirations nationales. D\u00e8s la fin du XIX\u1d49 si\u00e8cle, les autorit\u00e9s allemandes, \u00e9tablies au Cameroun \u00e0 partir de 1851, jet\u00e8rent les premiers jalons de cette infrastructure strat\u00e9gique. Leur action, guid\u00e9e par des imp\u00e9ratifs \u00e9conomiques et militaires, visait \u00e0 doter la colonie d\u2019un d\u00e9bouch\u00e9 portuaire apte \u00e0 soutenir l\u2019exportation des produits tropicaux notamment le cacao, le caf\u00e9, le bois et l\u2019huile de palme et \u00e0 assurer l\u2019acheminement rapide des \u00e9quipements n\u00e9cessaires \u00e0 la mise en valeur du territoire. Le choix du site de Douala-Bonab\u00e9ri, au c\u0153ur de l\u2019estuaire du Wouri, t\u00e9moigne de leur clairvoyance g\u00e9ographique et de leur volont\u00e9 de faire de ce lieu un pivot des \u00e9changes coloniaux. Ce qu&rsquo;il sera d&rsquo;ailleurs pendant environ 45 ann\u00e9es, de l&rsquo;occupation allemande.<\/p><p>En effet, les Allemands ambitionnaient de faire du Cameroun un hub portuaire majeur en Afrique, en d\u00e9veloppant des infrastructures \u00e0 Douala, Kribi, Victoria, actuellement Limbe et Garoua. Le Port de Douala-Bonab\u00e9ri, administr\u00e9 d\u00e8s 1904 par le <em>Service Officiel de Navigation Fluviale et de Cabotage<\/em>, se dota de quais, des jet\u00e9es, des docks flottants, et d\u2019ateliers modernes. En 1911, il devint un centre n\u00e9vralgique du commerce colonial allemand, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Union des ligues maritimes allemandes.<\/p><p>La Compagnie Woermann-Linie \u00e9tait bien \u00e9quip\u00e9e en puissants cargos et navires pour les passagers et longs courriers qui touchaient les ports du Kamerun et de l\u2019ext\u00e9rieur\u00a0: Victoria (Limbe), Kribi, Lom\u00e9, Conakry, Freetown, Hambourg, Boulogne, Southampton, Liverpool, Rotterdam, Mad\u00e8re, Tenerife, Swakopmund. Le trajet de Hambourg \u00e0 Douala \u00e9tait alors parcouru en seize ou dix-sept jours.<\/p><p>La m\u00eame ann\u00e9e, la c\u00f4te du Cameroun fut abord\u00e9e par 536 vapeurs avec un tonnage de 1.551.058 tonnes ; 170 ont accoste\u0301 a\u0300 Douala avec un tonnage de 492.990 tonnes ; 191 a\u0300 Victoria, avec un tonnage de 524.170 tonnes. Les autres, 175 vapeurs, avec un tonnage de 534.170 tonnes, se r\u00e9partissaient dans les autres ports, la plus grande partie a\u0300 Kribi dont le trafic maritime malgr\u00e9\u0301 les conditions d&rsquo;accostage d\u00e9favorables s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9velopp\u00e9\u0301. Le transport des passagers et le cabotage furent organis\u00e9s par le gouverneur Theodor Seitz, avec des liaisons r\u00e9guli\u00e8res vers Tiko, Ed\u00e9a et Yabassi.<\/p><p>Alors que les ports de Kribi, Victoria et Douala se disputaient une \u00e9gale importance, seul Kribi repr\u00e9sentait un v\u00e9ritable rival pour Douala-Bonab\u00e9ri, tous deux desservant le Centre et le Nord du Cameroun. Le choix se porta finalement sur Douala-Bonab\u00e9ri, en raison de ses atouts strat\u00e9giques : voies ferr\u00e9es et routes facilitant son acc\u00e8s. Le gouverneur allemand Th\u00e9odor Seitz privil\u00e9gia la liaison ferroviaire Douala-Yaound\u00e9, estimant qu\u2019elle renfor\u00e7ait le contr\u00f4le administratif et militaire de la r\u00e9gion. D\u00e8s 1912, Douala-Bonab\u00e9ri s\u2019affirma comme principal port du pays. Les projets allemands de modernisation sont rest\u00e9s toutefois inachev\u00e9s, interrompus par la Premi\u00e8re Guerre Mondiale.<\/p><p>Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,<\/p><p>Mesdames et Messieurs<\/p><p>\u00c0 la suite de la Premi\u00e8re Guerre mondiale et du retrait de l\u2019Allemagne, la France, investie du mandat sur le Cameroun, h\u00e9rita du Port de Douala-Bonab\u00e9ri, infrastructure strat\u00e9gique pour la mise en valeur du territoire. D\u00e8s 1922, l\u2019administration coloniale fran\u00e7aise \u00e9labora un projet d\u2019extension du port, s\u2019appuyant sur l\u2019avant-projet esquiss\u00e9 par les autorit\u00e9s allemandes avant le conflit. Bien que plus modeste que les ambitions initiales de ces derni\u00e8res, ce plan int\u00e9grait une vision de d\u00e9veloppement \u00e0 long terme. Il pr\u00e9voyait notamment l\u2019am\u00e9lioration du chenal d\u2019acc\u00e8s, la construction de nouvelles infrastructures et superstructures ainsi que l\u2019agrandissement des \u00e9quipements existants.<\/p><p>Le co\u00fbt de ces travaux fut estim\u00e9 \u00e0 trois millions de francs fran\u00e7ais, dont plus d\u2019un million r\u00e9serv\u00e9 aux op\u00e9rations de dragage et \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement du site. Dans un contexte marqu\u00e9 par les restrictions budg\u00e9taires de l\u2019apr\u00e8s-guerre, les autorit\u00e9s opt\u00e8rent pour une modernisation progressive, en ad\u00e9quation avec l\u2019\u00e9volution du trafic maritime et des besoins \u00e9conomiques du territoire. Le Port de Douala-Bonab\u00e9ri devint ainsi un pivot central de la strat\u00e9gie fran\u00e7aise visant \u00e0 d\u00e9velopper et moderniser les infrastructures locales, tout en assurant une exploitation optimale du territoire au b\u00e9n\u00e9fice de la relance \u00e9conomique de la m\u00e9tropole et de ses entreprises.<\/p><p>Cette orientation connut un nouvel essor au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au d\u00e9but de la Quatri\u00e8me R\u00e9publique. Le 22 janvier 1947, le gouvernement fran\u00e7ais adopta un avant-projet d\u2019extension qui portait sur l\u2019am\u00e9lioration des infrastructures et superstructures existantes, l\u2019approfondissement des chenaux d\u2019acc\u00e8s, la construction d\u2019un boulevard maritime et diverses extensions, notamment \u00e0 Bonab\u00e9ri. Une enveloppe de 3,169 millions de francs CFA fut alors confi\u00e9e \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des Grands Travaux de Marseille pour conduire les chantiers d\u2019agrandissement et de modernisation.<\/p><p>La pose du premier bloc des nouveaux quais fut pr\u00e9sid\u00e9e par le Secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat \u00e0 la France d\u2019Outre-Mer, le Dr Louis-Paul Aujoulat, en pr\u00e9sence du Haut-Commissaire de la R\u00e9publique fran\u00e7aise au Cameroun, Jean-Louis Andr\u00e9 Marie Soucadaux, et de Paul Darnault, Ing\u00e9nieur en chef des Travaux publics et Directeur des Travaux publics et des Transports du Cameroun. Les travaux, men\u00e9s entre 1948 et 1954, marqu\u00e8rent une \u00e9tape d\u00e9cisive dans la transformation du port apr\u00e8s la premi\u00e8re extension engag\u00e9e en 1922.<\/p><p>\u00c0 l\u2019issue de ce vaste programme, le Port de Douala-Bonab\u00e9ri disposait de 1 800 m\u00e8tres de quais en eau profonde, de 30 hectares de terre-pleins, ainsi que de 25 000 m\u00b2 de magasins-cales. Selon les projections \u00e9tablies en 1960, ces \u00e9quipements permettaient d\u2019anticiper une capacit\u00e9 de trafic d\u2019un million de tonnes, avec une marge de s\u00e9curit\u00e9 suffisante pour r\u00e9pondre aux besoins des deux \u00e0 trois d\u00e9cennies suivantes.<\/p><p>\u00c0 l\u2019accession du Cameroun \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance, le pays h\u00e9rita de six plateformes portuaires exploit\u00e9es par l\u2019\u00c9tat, auxquelles s\u2019ajoutaient deux ports priv\u00e9s. Le port de Douala-Bonab\u00e9ri, de loin le plus important, concentrait \u00e0 lui seul pr\u00e8s de 87 % du trafic portuaire total entre 1966 et 1968. Ce dispositif comprenait \u00e9galement les ports de Tiko et de Victoria (aujourd\u2019hui Limb\u00e9), qui assuraient environ 70 % du trafic du Cameroun occidental, ainsi que le port fluvial de Garoua, situ\u00e9 sur le fleuve B\u00e9nou\u00e9, dans le Nord du pays.<\/p><p>Les ports relevant de l\u2019\u00c9tat \u00e9taient plac\u00e9s sous l\u2019autorit\u00e9 du Service des ports et voies navigables, rattach\u00e9 au minist\u00e8re des Transports, des Mines et des Postes et T\u00e9l\u00e9communications. Leur gestion s\u2019appuyait sur une direction dot\u00e9e d\u2019un budget annexe. Quant aux infrastructures priv\u00e9es, elles comprenaient, d\u2019une part, le port situ\u00e9 \u00e0 l\u2019embouchure de la Ndian, dans le Cameroun occidental, exploit\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 Pamol, et d\u2019autre part, celui de Campo, au Cameroun oriental, proche de la fronti\u00e8re avec la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale, conc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 foresti\u00e8re de Campo.<\/p><p>Mesdames et Messieurs<\/p><p>Si la France avait transf\u00e9r\u00e9 aux nationaux la gestion de plusieurs institutions administratives et entreprises dans la partie occidentale du pays, la situation fut sensiblement diff\u00e9rente pour le port de Douala-Bonab\u00e9ri. En effet, les entreprises fran\u00e7aises d\u00e9j\u00e0 implant\u00e9es sur cette plateforme portuaire poursuivirent leurs activit\u00e9s et les d\u00e9velopp\u00e8rent par la suite, b\u00e9n\u00e9ficiant des agr\u00e9ments h\u00e9rit\u00e9s de l\u2019administration coloniale (Syndicat des acconiers, Syndicat des compagnies de navigation, UCAM, MORY, CAMATRANS, SDV, SAGA, SOCOPAO, entre autres). Sous la supervision du jeune \u00c9tat camerounais, ce maintien s\u2019expliquait \u00e0 la fois par une volont\u00e9 de continuit\u00e9 et par les contraintes impos\u00e9es par les accords coloniaux conclus \u00e0 la veille de l\u2019ind\u00e9pendance. Ces derniers conf\u00e9raient en effet aux entreprises fran\u00e7aises une position privil\u00e9gi\u00e9e, renfor\u00e7ant l\u2019emprise de la France sur plusieurs secteurs strat\u00e9giques de ses anciens territoires. Ainsi, au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance, aucune entreprise nationale n\u2019\u00e9tait encore pr\u00e9sente sur la plateforme portuaire de Douala-Bonab\u00e9ri.<\/p><p>Mais, le jeune \u00c9tat, conscient de l&rsquo;importance de l&rsquo;industrie portuaire, et dans sa volont\u00e9 de prise en main se don destin, engagea, avec le soutien des bailleurs de fonds internationaux, trois programmes d&rsquo;investissements visant \u00e0 accro\u00eetre les capacit\u00e9s du port de Douala-Bonab\u00e9ri.<\/p><p>Le premier projet d\u2019am\u00e9nagement lanc\u00e9 en 1969 &#8211; financ\u00e9 par la Banque mondiale \u00e0 hauteur de 778 millions de FCFA, dans le cadre d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019urgence -, visait essentiellement \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la forte demande d\u2019importation de clinker et \u00e0 am\u00e9liorer la manutention des grumes. Il se traduisit par la construction d\u2019un quai min\u00e9ralier, l\u2019am\u00e9nagement d\u2019un parc \u00e0 bois, le dragage de zones strat\u00e9giques et l\u2019acquisition d\u2019\u00e9quipements modernes de manutention. Bien que limit\u00e9, il permit une premi\u00e8re mont\u00e9e en capacit\u00e9 du port et pr\u00e9para le terrain pour une extension plus ambitieuse.<\/p><p>Le second projet, plus ambitieux, inscrit dans le quatri\u00e8me plan quinquennal (1977-1981) et estim\u00e9 \u00e0 120 millions de dollars, constitua l\u2019axe majeur du programme d\u2019investissement de l\u2019Office National des Ports du Cameroun (ONPC). Lanc\u00e9 en novembre 1976, par le Premier ministre, Paul Biya, et ex\u00e9cut\u00e9s par l\u2019entreprise hollandaise Boskalis, sous la direction du regrett\u00e9, Simon Ngann Yonn, Directeur G\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ONPC, les travaux visaient \u00e0 doter la plateforme d\u2019infrastructures conformes aux standards internationaux : cr\u00e9ation d\u2019installations sp\u00e9cialis\u00e9es pour l\u2019exportation du bois, approfondissement du chenal d\u2019acc\u00e8s, am\u00e9lioration des dessertes routi\u00e8res et ferroviaires, modernisation de la p\u00eache et mise en place d\u2019unit\u00e9s de r\u00e9paration navale. Con\u00e7u sur la base d\u2019un plan directeur \u00e9labor\u00e9 par des consultants internationaux, ce projet qui donna la configuration actuelle du Port de Douala-Bonab\u00e9ri, traduisait l\u2019ambition de faire du Port de Douala-Bonab\u00e9ri un p\u00f4le r\u00e9gional comp\u00e9titif.<\/p><p>Le troisi\u00e8me projet, quant \u00e0 lui, financ\u00e9 en 1983 par un pr\u00eat de 22,5 millions de dollars de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le D\u00e9veloppement, visait \u00e0 combler les lacunes restantes. Il permit la construction de nouveaux quais en acier d\u2019une profondeur de 9,5 m\u00e8tres, l\u2019\u00e9dification d\u2019entrep\u00f4ts, ainsi que l\u2019installation d\u2019\u00e9quipements sp\u00e9cialis\u00e9s pour le stockage et la manutention des produits agricoles et des conteneurs. Ces investissements marqu\u00e8rent une nouvelle \u00e9tape dans la modernisation de la plateforme, en renfor\u00e7ant sa capacit\u00e9 d\u2019accueil, sa s\u00e9curit\u00e9 nautique et la gouvernance de ses op\u00e9rations.<\/p><p><strong>Avec les trois extensions et r\u00e9am\u00e9nagements du Port de Douala-Bonab\u00e9ri, l\u2019Office National des Ports du Cameroun se trouva \u00e0 la t\u00eate de la gestion d\u2019une importante infrastructure portuaire, la plus grande plateforme d\u2019\u00e9changes du commerce ext\u00e9rieur du Cameroun et de l\u2019Afrique centrale.<\/strong><\/p><p>Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,<\/p><p>Mesdames et Messieurs<\/p><p>Distingu\u00e9s Invit\u00e9s<\/p><p>Si l\u2019accession du pays \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance inaugura une \u00e8re nouvelle, marqu\u00e9e par la volont\u00e9 de reprendre en main les leviers strat\u00e9giques de son d\u00e9veloppement, la nationalisation des activit\u00e9s portuaires va se faire de mani\u00e8re progressive. La cr\u00e9ation du Port Autonome de Douala, r\u00e9sultante des textes r\u00e9formateurs de 1998, traduisait cette volont\u00e9 de rupture avec l\u2019exploitation exclusivement tourn\u00e9e vers l\u2019ext\u00e9rieur. D\u00e9sormais, l\u2019ambition nationale visait \u00e0 transformer le Port de Douala-Bonab\u00e9ri en instrument de souverainet\u00e9 \u00e9conomique, au service de l\u2019industrialisation, de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et de la comp\u00e9titivit\u00e9 du Cameroun sur l\u2019\u00e9chiquier international.<\/p><p>Cependant, l&rsquo;option de d\u00e9sengagement de l&rsquo;\u00c9tat des secteurs strat\u00e9giques et n\u00e9vralgiques impos\u00e9e par les Institutions de Brettons Woods et les organismes `sp\u00e9cialis\u00e9s des Nations-Unies en charge des transports, vont d\u00e9structurer et d\u00e9manteler totalement l&rsquo;industrie portuaire nationale. Apr\u00e8s les derniers grands investissements des ann\u00e9es 1980, les infrastructures et superstructures du Port de Douala-Bonab\u00e9ri vont tomber en \u00e9tat de d\u00e9cr\u00e9pitude avanc\u00e9e. Son important patrimoine foncier et immobilier va \u00eatre ali\u00e9n\u00e9. Le port exsangue, vit au rythme des congestions provoqu\u00e9es ou r\u00e9elles. Le Cameroun a presque perdu sa souverainet\u00e9 sur sa principale plateforme des op\u00e9rations du Commerce ext\u00e9rieur qui est devenue un haut lieu de toutes sortes de trafics.<\/p><p>Face \u00e0 cette situation, et sous les effets conjugu\u00e9s de la crise \u00e9conomique, du terrorisme mondial, des mutations dans le secteur maritime et portuaire, de la complexification de la g\u00e9opolitique mondiale, l\u2019\u00c9tat va d\u00e9cider de la reprise en main ferme du secteur. Le Port de Douala-Bonab\u00e9ri doit redevenir le catalyseur de l\u2019\u00e9conomie nationale qu\u2019il n\u2019aurait pas d\u00fb cesser d\u2019\u00eatre. Gr\u00e2ce \u00e0 sa situation strat\u00e9gique, et la mise en \u0153uvre des dispositions de la loi r\u00e9formatrice de 1998, le Cameroun doit redevenir un hub maritime incontournable dans le Golfe de Guin\u00e9e. Apr\u00e8s la construction du Port en eau profonde de Kribi et sa mise en activit\u00e9. Douala-Bonab\u00e9ri se devait de faire sa mue.<\/p><p>Depuis 2016 donc, conform\u00e9ment aux Tr\u00e8s Hautes Instructions de Son Excellence, Monsieur le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Paul Biya, \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 Douala le 6 octobre 2011, un ambitieux programme de normalisation des activit\u00e9s, de r\u00e9novation et de modernisation des infrastructures et superstructures, ainsi que de d\u00e9veloppement du Port de Douala-Bonab\u00e9ri, a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 la mise en \u0153uvre effective de projets structurants d\u2019envergure, ce combinat portuaire a le vent en poupe. Des pans entiers de son activit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 nationalis\u00e9s avec succ\u00e8s. Il conna\u00eet une profonde transformation physique qui n&rsquo;a \u00e9gale que celle des ann\u00e9es 1970, et \u00e9tend d\u00e9sormais son rayonnement bien au-del\u00e0 des rives du Wouri. Il a retrouv\u00e9 son aura d&rsquo;antan.<\/p><p>Mesdames,<\/p><p>Messieurs,<\/p><p>En cette ann\u00e9e 2025, o\u00f9 nous comm\u00e9morons les cent cinquante ann\u00e9es d\u2019existence du Port de Douala-Bonab\u00e9ri, nous contemplons avec d\u00e9f\u00e9rence et gratitude le chemin parcouru. Toutefois, cette \u00e9tape ne saurait marquer un terme. Elle constitue, au contraire, l\u2019annonce d\u2019une promesse : celle d\u2019un port toujours plus performant, attractif, comp\u00e9titif, et \u00e0 m\u00eame de relever les d\u00e9fis du commerce international, de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et de la mondialisation.<\/p><p>\u00c0 vous, pionniers et b\u00e2tisseurs d\u2019hier, va notre reconnaissance ind\u00e9fectible. \u00c0 vous, acteurs et partenaires d\u2019aujourd\u2019hui, incombe la noble mission de poursuivre l\u2019\u00e9criture de cette \u00e9pop\u00e9e. Et aux g\u00e9n\u00e9rations futures, nous l\u00e9guons l\u2019esp\u00e9rance d\u2019un port toujours plus grand, toujours plus fort, toujours fid\u00e8le \u00e0 sa vocation au service du Cameroun.<\/p><p>Le Port de Douala-Bonab\u00e9ri n\u2019est pas seulement une infrastructure ; il incarne une \u0153uvre collective, le t\u00e9moignage vivant de la r\u00e9silience et du progr\u00e8s, un patrimoine national dont nous avons l\u2019honneur d\u2019\u00eatre \u00e0 la fois les h\u00e9ritiers et les gardiens vigilants.<\/p><p>Vive le Port Autonome de Douala !<\/p><p>Vive le Cameroun !<\/p><p>Je vous remercie.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-92ec2bb e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"92ec2bb\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;_ha_eqh_enable&quot;:false}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-46b6428 elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"46b6428\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Ajoutez votre titre ici<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Monsieur le Gouverneur de la R\u00e9gion du Littoral, Honorables Membres du Parlement, Monsieur le Maire de la Ville de Douala, Madame le Directeur G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Autorit\u00e9 Portuaire Nationale, Monsieur le Pr\u00e9sident du Conseil d\u2019Administration du Port Autonome de Douala, Mesdames et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[148],"tags":[149],"class_list":["post-9870","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-le-blog-du-dg","tag-discours"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9870","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9870"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9870\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12433,"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9870\/revisions\/12433"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9870"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9870"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/pad.cm\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9870"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}